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  • Aurélia

Confinement - J12

Bon ben ça y est j’en peux plus. La semaine s’est pourtant bien passée. Je me suis habituée à la nouvelle routine : dodo, boulot, apéro. Le petit train-train à sa mémère. J’y ajoute aussi régulièrement un brin de réseaux sociaux, et avec ça, pas vu les jour filer.

Mais voilà ce samedi, patatra, le craquage ! Grand soleil dehors, un confinement prolongé, Jules qui publie des photos au bord de l’eau, ma berlinoise préférée qui m’apprend qu’en Allemagne, ils ne sont pas vraiment confinés... Alors moi je dis NON. La rebelle dans mon dedans gigote et est à deux doigts de se réveiller très énervée. C’est quoi cette gestion de crise à la con ? Pas de tests, pas de masques, tout fermer, mettre l’économie à genoux, et restez chez vous. Pffff.

Alors en signe de protestation silencieuse, je suis sortie TROIS fois aujourd’hui, voir le bord de l’eau, acheter du pain, et enfin pour une expédition survie au supermarché : j’avions plus d’alcool dans le placard. Attendez avant de me lyncher sur la place publique : y avait pas grand monde de toute façon, j’ai rempli mes attestations. respecté les gestes barrières toussa et même mis un masque (en tissu - ça ne sert à rien mais ça fait impliqué). Et ça m’a fait du bien. Un peu.


Mais vivement la fin quand même parce que j’en peux plus des infos en boucle à la télé (oui je sais yaka pas l’allumer) ras le bol des artistes qui poussent la chansonnette dans leur 3 pièces, des cours de yoga en ligne et des gens qui font du bruit sur leur balcon à 20 heures, à midi, ou pour donner un concert dans le quartier (hier mon voisin a mis de la musique à fond pendant une heure fenêtre ouverte... pour créer du lien il a dit : belle réussite, toute la rue est venue lui lancer des cailloux ! Hahaha les gens vont devenir fous)


Alors bon, restez chez vous. Mais restez vigilants, informés, intelligents. Ne croyez pas toutes leurs bêtises, ne faites pas les moutons, ne soyez pas cons, ne leur pardonnez pas, n’oubliez rien... sinon on va se retrouver privés de nos libertés sans même avoir eu le temps de tracer la route pour se retrouver.

Moi je veux revoir des gens, vous prendre dans mes bras, aller ici ou là, sans que l’on sache pourquoi et puis partir loin aussi, à Belle-ile ou Tahiti, marcher au bord de l’eau, sentir le soleil sur ma peau. Et j’ai peur maintenant de devoir attendre très longtemps, de ne pas pouvoir partir avant la fin du printemps.




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